Abou Diarra

abou-diarra_-vic0114_album-koya_credit-victor-delfim_nbMarqué par la culture ancestrale des chasseurs mandigues, Abou Diarra est un joueur de n’goni (harpe guitare malienne) au parcours atypique et étrange. Formé par un maître virtuose et aveugle, connu sous le pseudonyme du « Vieux Kanté sans commentaire», il a sillonné, pendant plusieurs mois, les routes d’Abidjan-Bamako- Conakry… à pied, accompagné de son seul instrument. Traversant les villages les plus réculés d’Afrique de l’Ouest comme les mégalopoles modernes, il y a puisé tour à tour des sons cachés traditionnels et des musiques urbaines contemporaines… Sa musique parle du voyage, de l’exil, du mouvement…

Fasciné par le blues, le jazz, le reggae… Il explore et cherche des harmoniques hors des gammes traditionnelles en ajoutant des cordes à son instrument , en expérimentant des techniques inspirés des grands du jazz et du blues, en utilisant son n’goni comme une guitare, une basse, une harpe ou une percussion… dans des balades silencieuses et nostalgiques ou des rythmes endiablés de bals poussières.

Dès la sortie de son premier album en Afrique, il est reconnu comme une étoile montante, soutenu par le public et le Ministère Malien de la Culture. Il fait parti des nouveaux artistes en vogue en Afrique de l’Ouest (classement dans les tops show, émissions de radio, interviews…). Multipliant les scènes, les concerts, il prend son envol et définit petit à petit un style qui lui est propre entre tradition Wassoulou et un métissage librement inspiré du jazz, du blues et de l’afro funk… Il transite entre l’Europe et l’Afrique depuis 2008 et participe à de nombreux concerts et festivals.

Lors des concerts, Abou Diarra est accompagné de son groupe : le «Donko Band orchestra». Abou Diarra et ses compères du Donko Band aiment à redéfinir les contours d’un univers métissé entre blues et mandingue, porté par l’acoustique des cordes du n’goni, la rondeur du soleil malien, la cadence suave des louanges urbaines, et les poétiques coutumes et rites du Wassoulou.

 

 

Album

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« Koya »
Abou Diarra
Mix et Métisse
RFI Talent / CSB Productions
L’Autre Distribution (novembre 2016)

Un parcours poétique de la terre du Mali aux racines du Bayou, jalonné par la douce mélancolie du kamale n’goni d’Abou Diarra et les vibrations urbaines de Nicolas Repac.

Abou Diarra compte parmi ces artistes rares qui ne s’engagent dans un nouveau projet qu’après y avoir été poussés par une nécessité intérieure profonde. Koya, ainsi nommé pour rendre hommage à sa mère éponyme, s’inscrit dans la continuité d’une longue réflexion musicale en même temps qu’il emprunte de nouvelles directions. Pour la première fois, Abou se confronte aux tissages de samples de Nicolas Repac, à ses grooves plus electro, mais aussi au blues de l’harmoniciste Vincent Bucher. Pour autant, au kamele n’goni comme au chant, habilement soutenu par Toumani Diabaté, et les musiciens du Donko Band, il ne s’écarte jamais d’une spiritualité musicale authentiquement malienne. La ferveur d’Abou Diarra transparaît dans chaque note de cet album tout de richesse humble et entièrement à son image : une sincérité absolue, une pleine acceptation de la vie considérée comme un devenir constant, et surplombant le tout, le sentiment serein d’une harmonie supérieure.

 
 

 
 

Vidéo


 

 

Site officiel

Pour tout savoir sur Abou Diarra en Français ou en Anglais : aboungoni.com